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28 avril 2017

Un thésard démontre que la Terre est plate à partir d’arguments religieux




Le délire du mois
- avril 2017
 
L’universitaire et chercheur, Hafedh Ateb, a relevé, dans un statut publié, samedi 1er avril 2017, un scandale touchant de près à l’université tunisienne. « Une thèse de doctorat « scientifique » à soutenir dans les prochains jours dans un établissement universitaire « de renommée » en Tunisie, démontre (sic) que la Terre est plate, finie, fixe et est située au centre de l’Univers avec absence de gravitation, et que les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein sont erronées, etc.…. et d’autres affirmations encore plus farfelues », indique M. Ateb dans sa publication.

Outre les fautes de langue française commises par un thésard encadré par un professeur en titre de l’enseignement supérieur et accepté par une commission des thèses d’une grande institution universitaire tunisienne en 2017, l’argumentaire établi par l’étudiant s’est basé sur des faits physiques et religieux.  Il s'agirait, selon l'universitaire Chokri Mamoghli de la Faculté de Sciences de Sfax.

Une « démonstration » qui a attiré la colère et l'indignation de nombreux universitaires qui se sont exprimés sur la toile afin de protester contre ce qu'ils ont qualifié de « scandale ».


Source :  businessnews.com.tn, 2 avril 2017

26 avril 2017

L'islam, première religion à Bruxelles dans vingt ans

Image de la vie de quartier dans la commune bruxelloise de Molenbeek

Aujourd'hui, un tiers de la population est musulmane et les jeunes générations sont plus pratiquantes.
La capitale européenne sera musulmane dans vingt ans. C'est du moins ce qu'affirme une étude publiée la semaine dernière dans le quotidien La Libre Belgique. Près d'un tiers de la population de Bruxelles étant déjà musulmane, indique Olivier Servais, sociologue à l'Université catholique de Louvain, les pratiquants de l'islam devraient, en raison de leur forte natalité, être majoritaires «dans quinze ou vingt ans». Depuis 2001, Mohamed est, chaque année, et de loin, le premier prénom donné aux garçons nés à Bruxelles.
«Il faut relativiser ces chiffres, insiste Mahfoud Romdhani, député socialiste et vice-président du Parlement francophone bruxellois. Les immigrés de pays musulmans ne sont pas tous musulmans ! Moi-même, je suis de culture musulmane, mais agnostique.» Olivier Servais se veut d'ailleurs prudent sur les projections à long terme, Bruxelles subissant des flux de population importants en tant que capitale de l'Union européenne.
Reste, constate La Libre Belgique, que «si leurs parents n'étaient guère pratiquants», pour faciliter l'intégration dans leur pays d'accueil, «les jeunes marquent un retour important vers le fait religieux». Quelque 75 % des musulmans s'estiment aujourd'hui pratiquants. Auteur d'Infiltrée parmi les islamistes radicaux *, la journaliste flamande Hind Fraihi va plus loin : «Les jeunes sont de plus en plus radicalisés, affirme-t-elle. Ils rejettent les valeurs occidentales, même leurs parents s'en inquiètent. À Bruxelles, il existe des îlots, comme Molenbeek, où l'on a parfois du mal à se croire en Belgique…»
Du bazar Tafoukte à la bijouterie Mohammed, les musiques du Maghreb envoûtent le passant. Encombrée de seaux en plastique multicolores, de chaussures de sport et de caftans chatoyants, la ruelle piétonnière du Prado conduit à la mairie de Molenbeek, le quartier marocain de Bruxelles. Presque toutes les femmes sont voilées et les commerçants parlent arabe. «On se sent mieux, ici, qu'en France ou en Espagne, assure Akim, gérant d'un magasin de vêtements. Peut-être parce qu'on est une grande communauté. C'est comme au pays !»

«Gestes de respect»

Il y a quelques années, raconte Philippe Moureaux, le bourgmestre PS de Molenbeek, «des musulmans sont venus me trouver : ils voulaient que je sois le “président” de leur nouvelle mosquée…». C'est dire si cet ancien ministre, pourtant agnostique, est bien vu par le «gros tiers» de musulmans parmi ses 83 000 administrés. Création d'un Conseil consultatif des mosquées doté d'allocations de la mairie, ouverture d'un abattoir municipal pendant la fête du sacrifice, présentation d'une liste électorale comprenant une majorité de musulmans… «Ce sont des gestes de respect qui m'ont valu la confiance de cette communauté, explique le bourgmestre. On a été très loin, certains disent trop loin. Mais pour moi, la seule solution, c'est l'ouverture.»
Selon Alain Escada, président de l'association Belgique et chrétienté, «on va d'abandon en abandon». «De plus en plus de cantines introduisent des menus halal aux dépens des chrétiens, déplore-t-il. Les autorités ne font plus leur travail : les politiques, qui, avec une vision à court terme, sont prêts à tout pour séduire un nouvel électorat, mais aussi le clergé, qui met les musulmans et les chrétiens sur un pied d'égalité, alors que c'est loin d'être réciproque : voyez cet archevêque assassiné récemment en Irak !»
Pour l'instant, «l'essentiel de l'islam belge est paisible et familial, souligne Olivier Servais, mais un jour il y aura peut-être une revendication claire d'islam. Je n'exclus pas des explosions sociales.» Des partis communautaristes, redoute-t-il, pourraient capitaliser sur le taux de chômage très élevé à Bruxelles (plus de 20 % de la population), qui frappe notamment la population musulmane.
Jean-François Bastin, un Belge de 65 ans coiffé d'un turban à carreaux et la barbe teinte au henné, s'appelle aujourd'hui Abdullah Abu Abdulaziz Bastin. Converti à l'islam, il a fondé en 2004 le Parti des jeunes musulmans. Abdullah ne serre pas la main des femmes. «C'est tromper Allah, lâche-t-il. C'est aussi tromper celle à qui l'on donne la main, en lui faisant croire que vous êtes égaux. Mais je vous fais un grand sourire !» s'empresse-t-il d'ajouter.

« Instrumentalisation »

Lui-même clame que les sourires, que certains politiques font aux musulmans ne sont qu'une «instrumentalisation grossière : Il y en a assez de cette sorte de néocolonialisme, s'emporte-t-il. Ils prétendent qu'ils vont nous défendre, et ensuite ils interdisent le foulard à l'école !». Aux dernières élections municipales, le PJM, qui ne se présentait que dans deux quartiers de Bruxelles, a rassemblé moins de 5 000 voix. «Nous pourrions prendre appui sur cette étude pour exiger plus de mosquées visibles, des appels à la prière, des cimetières, des écoles, des maisons de retraite…, s'emballe le converti. Moi je dis aux musulmans : “Perdez cet esprit de colonisé ! Les colons se sont fait bouter hors d'Algérie, c'est peut-être ce qui se passera ici.”» Les immigrés, conclut-il, en ont assez fait, et «même trop» pour s'intégrer : «c'est désormais à la Belgique de s'adapter».

Stéphane Kovacs
Le Figaro, 21 mars 2008

Nota de Jean Corcos :

Un article déjà ancien - neuf ans - mais qui prend une résonance singulière avec l'évocation de Molenbeek. Molenbeek, d'où venaient, on le sait, plusieurs terroristes des attentats su 13 novembre 2015. 

24 avril 2017

Lendemain de premier tour




Soulagé par ce premier tour des élections présidentielles ? Ce serait vraiment mentir que de le nier ! Certes, les sondages laissaient prévoir la qualification des deux finalistes. Certes, une élection n'est jamais gagnée par avance même si les jeux semblent faits pour le second tour, en principe. Certes, aussi, les résultats nous révèlent une France "coupée en quatre" avec un vote protestataire - et anti-européen - aussi massif qu'inquiétant. Mais ne gâchons pas notre plaisir en ce 24 avril !

Commençons par un peu d'humour : il y a deux semaines, c'était le premier des deux Séders de Pessah. Nous lisons, chaque année dans la Haggadah, des louanges à l'Eternel en le remerciant pour nous avoir accordé au final des bienfaits incroyables ..."Dayénou", cela nous aurait suffi. "S'il nous avait fait simplement sortir d'Egypte" ; etc. jusqu'à la lecture des 15 bienfaits
J'espère que les plus religieux parmi mes ami(e)s lecteurs de la Communauté me le pardonneront, mais j'ai osé un pastiche après de premier tour de l'élection présidentielle : bon, je ne suis pas arrivé à 15 bienfaits !

1. Si Tu nous avais seulement évité d'avoir une finale Mélenchon-Marine, ce qui aurait provoqué une grave crise financière ... Dayénou !
2. Si Tu nous aurais seulement évité que Mélenchon soit élu s'il avait été qualifié au second tour face à Fillon ... Dayénou !
3. Si Tu nous aurais seulement évité que Macron gagne, mais de très peu face à Mélenchon s'il avait été qualifié pour le second tour ... Dayénou !
4. Si Tu nous avais seulement évité que Marine Le Pen soit élue si elle avait eu Fillon face à elle, et même si l'élection avait été très juste ... Dayénou !
5. Combien de miracles Tu auras accordé à ton Peuple ! Tu nous a évité une finale Mélenchon-Marine, une élection de Mélenchon, une élection ric rac de Macron face à Mélenchon, une élection ric-rac de Fillon face à Marine ... mais là Tu auras comblé tous nos vœux : le populiste d'extrême Gauche marine dans sa rancoeur, la Marine est mal barrée pour le second tour, et notre Communauté devrait avoir un répit de quelques années au moins.

Beaucoup plus sérieusement, maintenant, Bernard Schalsha, éditorialiste de la revue "La Règle du Jeu" a écrit sur sa page Facebook un article clair et percutant, à propos de celles et ceux qui, à Gauche ou à Droite, refusent d'appeler à voter contre Marine Le Pen.

"Qui n'appelle pas à voter Macron contre Le Pen ? Mélenchon, les ultra-gauchistes, Sens commun, Henri Guaino (liste incomplète). Hasard, coïncidence ? Je ne crois pas.
Car, au fond, pour tous ces gens une candidate fasciste n'est pas pire qu'un candidat démocrate. Et je dirai même que pour eux l'extermination des Juifs d'Europe n'est sans doute finalement qu'un détail de l'Histoire. L'ennemi, le vrai, à leurs yeux, c'est le capitalisme sanguinaire, la finance aux doigts (et eu nez) certainement crochus, c'est l'impérialisme US auquel résistent vaillamment Poutine et Bachar al-Assad, ces pacifistes bien connus.
Ah, ne pas oublier que Tariq Ramadan et les islamistes en général sont favorables à l'abstention, ce qui est une autre manière de favoriser Le Pen.
Sachez, mes amis, que je considère quiconque n'appelle pas à battre la patronne du Front national en votant Macron comme une ordure facho-compatible."

Enfin, pour finir en reprenant ce que je disais en introduction, une élection n'est jamais gagnée d'avance : comme le dit l'éditorial du journal "Le Monde" ce matin, les risques d'une explosion existent ... lisez cela, et surtout votez le 7 mai !

J.C

21 avril 2017

Mélenchon, les Juifs et le « peuple supérieur »



On a beaucoup parlé des complaisances de Jean-Luc Mélenchon pour la politique criminelle de Bachar al-Assad en Syrie, mais aussi pour l’Iran et pour Poutine.
On a beaucoup évoqué – et on a eu bien raison – cette « alliance bolivarienne » où entrerait la France une fois qu’elle aurait quitté la trop « américaine » OTAN et qui ferait de nous les alliés de dictatures sud-américaines.
Mais il y a une dernière chose que je ne veux pas oublier, en cette veille d’élection : c’est les complaisances de Jean-Luc Mélenchon pour les manifestations antisémites de l’été 2014 ; ce sont ses propos caricaturaux, à l’époque, contre certains juifs ; et c’est sa volonté de stigmatiser la solidarité des Français juifs avec Israël.
Rappel, donc. En réaction aux manifestations pro-Gaza de juillet 2014 où plusieurs incidents violents ont eu lieu dans Paris et à Sarcelles aux cris de « Mort aux Juifs», voici les réactions de Mélenchon. Lisez tout.
Nous sommes le 24 août 2014 à Grenoble, à l’université d’été du Parti de Gauche. Le futur candidat de La France Insoumise commence par relativiser les attaques contre les lieux de culte et les commerces juifs. Il note que c’est le fait de « quelques énergumènes ». Et il affirme que les manifestants anti-israéliens ont su « se tenir digne et incarner mieux que personne les valeurs fondatrices de la République française ».
« Dignes » et incarnant « mieux que personne » les « valeurs de la République française », vraiment ? « Dignes », les attaques contre les synagogues des Tournelles, de la Roquette et de Sarcelles ? Incarnant « mieux que personne les valeurs de la République », à ces centaines de gens, armés de bâtons et de parpaings aux cris de « A mort les Juifs » ? Belle dignité qui nous promet des jours heureux sous son éventuelle Présidence… Et pour les valeurs de la République, heureusement, ce ne sont pas encore celles des pogroms…
Mais Monsieur Mélenchon, ce jour-là, poursuit : « Ces valeurs sont que nous sommes toujours du côté du faible et de l’humilié parce que nos valeurs, c’est liberté, égalité et fraternité. Pas la paix aux uns, la guerre aux autres. Nous ne croyons pas à un peuple supérieur aux autres. ».
Vous avez bien lu : « un peuple supérieur aux autres ».
Là, il veut parler du peuple d’Israël. Israël = Peuple supérieur, cela ne vous rappelle-t-il rien? Moi si. Et ces mots glacent le sang.
Mais ce n’est pas fini, il continue ce 24 août 2014 (l’anniversaire ce jour-là des massacres de la Saint-Barthélémy l’inspirant peut-être ?) en déclarant : « Si nous avons quelque chose à dénoncer c’est ceux de nos compatriotes [juifs] qui ont cru bien inspiré d’aller manifester devant l’ambassade d’un pays étranger ou d’aller servir sous ses couleurs les armes à la main. »
Mélenchon, là, parle d’une manifestation de solidarité organisée par le CRIF, pour soutenir Israël qui, depuis 7 ans, était bombardé presque quotidiennement par les missiles du Hamas. Manifestation où, soit dit en passant,, une minute de silence pour les victimes palestiniennes et israéliennes avait été observée.
Et comme l’a précisé Frédéric Haziza dans une très belle tribune dénonçant les propos de Mélenchon dans l’Obs, le 26 août 2014 : « Une précision quant aux soldats franco-israéliens : ils ne s’enrôlent au sein de Tsahal qu’après avoir acquis la nationalité israélienne et non pas, comme d’autres, avec l’objectif d’aller combattre au nom du jihad dans un pays étranger, éventuellement contre l’armée française, pour revenir ensuite en France commettre d’autres crimes. ».
Pour M. Mélenchon, donc, le partage est clair. Les casseurs qui font l’apologie de l’islam radical et descendent dans la rue pour casser du juif, sont des vrais républicains. Et s’il y a des citoyens à dénoncer, ce sont les manifestants pacifiques qui viennent, dans le respect de la loi, se rassembler devant une ambassade à Paris.
Puis Mélenchon s’attaque aux représentants de la Communauté juive :
« Nous n’avons peur de personne. N’essayez pas de nous faire baisser les yeux. Peine perdue. Je voudrais dire au CRIF que cela commence à bien faire. Les balayages avec le rayon paralysant qui consiste à traiter tout le monde d’antisémite dès qu’on a l’audace de critiquer l’action d’un gouvernement, c’est insupportable, nous en avons assez. La République, c’est le contraire des communautés agressives qui font la leçon au reste du pays. », a-t-il conclu.
« Une communauté agressive » ? Nous qui pleurons ces dernières années, neuf Juifs assassinés en France, car Juifs… Nous qui sommes la cible d’attaques antisémites violentes, représentant depuis 17 ans plus de 50% de toutes les attaques racistes en France… Nous dont les amis de Mélenchon, ou du moins ses compagnons de manifestation, attaquent les synagogues, armés de bâtons aux cris de « A Mort les Juifs »… Ce qui est « insupportable » c’est ce « nous en avons assez » ! Ce qui ne « sent pas bon », comme vient de l’écrire le dessinateur Joann Sfar, c’est cette façon de faire des Français juifs une « communauté agressive » qui devrait, elle, du coup, « baisser les yeux » ! Pour certains, de tout temps, les Juifs sont toujours responsables des attaques dont ils sont victimes. Mélenchon utilise la même rhétorique pour attaquer nos institutions représentatives.
De quoi devons nous donc qualifier cet homme politique qui insulte les Français Juifs solidaires d’Israël ? Lui qui ne trouve rien à redire contre les bouchers Assad et Poutine et à leurs centaines de milliers de victimes civiles en Syrie et en Tchétchénie ? Lui qui ne critique pas le gazage d’enfants syriens par Assad mais critique Trump qui sanctionne ce régime criminel ?
Je n’oublie pas non plus qu’en mai 2013, pour Jean-Luc Mélenchon, Pierre Moscovici « ne pense plus en français » et « pense dans la langue de la finance internationale » et plus récemment, qu’il a fait huer le nom de Bernard-Henri Lévy lors d’un meeting.
Bref, c’est un bien étrange moment où toute une partie de la gauche s’enamoure de ce tribun formidable, qui parle si bien, qui soulève les foules, qui fait rêver le peuple et qui serait censé redonner ses lettres de noblesse à la parole politique !
Et on sourirait presque, si la situation n’était si grave, de voir ce « merveilleux tribun » trouver tout naturellement les faveurs de Jean-Marie Le Pen et de la Une de Minute titrant : « Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s’appelle Mélenchon ». Le Pen et Minute sont pourtant cohérents. Car Mélenchon incarne la même radicalité anti-démocratique, anti immigrés, anti capitaliste, anti-libérale, antisioniste, pro Assad et pro Poutine. Et Mélenchon est aussi le meilleur adversaire du clan Le Pen au second tour pour assurer la victoire de la fille préférée de Jean-Marie.
N’oublions donc pas que ce tribun a soulevé les foules en parlant de « peuple supérieur » pour qualifier Israël.
N’oublions pas qu’il a parlé de « communauté agressive » pour évoquer ses compatriotes juifs.
Et n’oublions pas davantage ses attaques contre tel ministre socialiste français supposé représenter les intérêts de « la finance internationale ».
Le 23 avril, je ne veux ni de l’héritière de Vichy ni de celui qui soutenait les manifestations pogromistes et antisémites de l’été 2014.
Votez pour faire barrage à ces deux candidats de la haine : dans les deux cas, la haine des démocrates, de la modernité et de la liberté.

François Heilbronn,
"La Règle du Jeu", 16 avril 2017

Nota de Jean Corcos :

Impossible de ne pas évoquer le premier tour de l'élection présidentielle, dans deux jours ; et cela dans un article daté du 21 avril, date restée funeste depuis que le père de Marine Le Pen et fondateur du Front National fut qualifié pour le second tour, à la surprise générale. Mais pourquoi en parlant plutôt du symétrique populiste de Gauche, Jean-Luc Mélenchon ? Parce que, contrairement à la candidate de l'extrême-droite - présentée comme battue au second tour par tous les sondages -, lui a de sérieuses chances d'être élu s'il était qualifié ; il semble en effet que seul Emmanuel Macron serait capable de gagner contre lui. Or ce leader politique qui a fait une percée remarquée en fin de campagne, a toujours manifesté une haine tenace, non pas à un gouvernement particulier mais carrément au peuple israélien, qu'il n'a jamais rencontré ni voulu connaitre ; et cette haine l'a conduit à insulter la communauté juive de notre pays, comme le rappelle de façon très précise François Heilbronn, vice-président du Mémorial de la Shoah et professeur associé à Sciences Po.

Bon vote dimanche, et qu'il nous évite un ou, pire encore, deux extrémistes pour le second tour !