Notre radio

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09 décembre 2016

Arabisation de l'Ecole ?



Le sourire du mois
- décembre 2016

C'est bien sûr un "joke" ... car, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, nous en faisons de même avec les mathématiques : "chiffres arabes", "calendrier grégorien", "racines latines", autant de rappels historiques qui n'ont d'ailleurs jamais valeur d'acceptation idéologique ou religieuse.

Ce photomontage fait donc et c'est bien clair, du second degré à partir des attaques haineuses ayant visé la Ministre de l'Education Nationale, uniquement en raison de ses origines marocaines. Il faut dire qu'elle avait fait, dès le départ, l'objet d'une campagne assez odieuse (lire ici) .

Il fait aussi directement allusion à un "hoax" répandu dans la "Fachosphère", et accusant la Ministre de vouloir imposer l'enseignement de l'Arabe à l'école primaire. Précisons, enfin, que j'ai trouvé ce "sourire du mois" sur un site parodique, "Nord Presse" - la source sur ce lien. Site parodique, qui comme d'autres du même esprit savent, hélas, parfaitement piéger les lecteurs et dénoncer "en creux" l'air du temps.

J.C

06 décembre 2016

Nous Français d'origines arabes et berbères, refusons d'être représentés par des islamistes



Nous sommes prêts à débattre, prêts à répondre aux journalistes, prêts à affronter les islamistes en face.
  • Nasser Ramdane Ferradj Ancien Maire adjoint PS de Noisy le Sec et ancien porte-parole des grèves lycéennes de 1990
  • Kerima Mendes Bénévole dans différentes associations luttant contre l'antisémitisme et l'islamisme

Nous Français d'origines arabes et berbères, refusons d'être représentés par des islamistes.
On avait espéré qu'après les tueries islamistes du 13 novembre 2015, les médias et nos institutions politiques ouvriraient les yeux sur cette idéologie qui vise indistinctement, depuis janvier 2015, les citoyens de la France démocratique, républicaine et laïque, les citoyens qui vivent en liberté de conscience et en fraternité sous le regard bienveillant de Marianne.
Ce soir-là, les victimes étaient jeunes, de toutes origines, confessions et conditions sociales. Aussi heureuses de célébrer notre liberté quotidienne que l'étaient celles du massacre de Nice.
Comme au rassemblement du 11 janvier, juifs, musulmans, chrétiens, athées et agnostiques, nous étions tous et toutes frères et sœurs dans la douleur, forts de notre solidarité. Nous avons affirmé cette conscience face à la barbarie.
Pourtant, ceux dont l'idéologie est celle de la division et de la scission continuent d'investir le champ médiatique. Comme s'il était urgent qu'ils s'affirment encore plus, les représentants des associations islamistes occupent sans partage les plateaux de télévision, les salles de réunion municipales, les bancs des universités. Dans ces hauts lieux du savoir, d'ailleurs, les musulmans laïques sont refoulés. Mais ce n'est pas tout. Les islamistes sont associés aussi aux réflexions du ministère de l'Intérieur sur l'Islam de France. Et cela nous amalgame, nous les musulmans, à ceux qui nient nos libertés et combattent nos valeurs.
Notre jeune collectif d'Arabes et de Berbères, c'est-à-dire nous les citoyens français descendants des immigrés issus du monde "musulman", sommes pulvérisés par ces complicités à les considérer comme nos représentants.
Plus leurs crimes sont barbares, plus se décuple leur audience. Egorger un prêtre et c'est le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) qu'on invite pour traiter les Français de racistes quand ils critiquent les uniformes de l'islamisme.
Massacrer des enfants, des femmes et des hommes venus célébrer la République sur la promenade des Anglais à Nice, et c'est la part belle à la propagande d'une femme intégralement voilée accompagnée du milliardaire qui défie nos lois en payant les contraventions des séditieuses.
Abattre des journalistes et des Juifs, et on entendra larmoyer sur ce "pauvre Mohamed Merah martyr de notre société" avant d'exiger de nous un devoir d'empathie dans un show télé de grande écoute.
Ce n'est pas le silence des Français de confession musulmane qui est complice de l'islamisme, ce sont ces connivences et ces compromissions avec les islamistes. Elles nous écrasent, elles nous broient et nous anéantissent entre les fers du racisme et de l'intégrisme.
Nous ne nous laisserons pas faire et nous ne vous laisserons pas troquer nos valeurs républicaines, laïques et fraternelles contre celles de la revanche et de la haine que prônent ces militants politico-religieux.
Au sein de notre collectif, nous nous levons et nombreux, avertis, les yeux grands ouverts, commencent à nous rejoindre contre ce nouveau fascisme à qui l'on pardonne tout parce qu'il porterait les couleurs de nos origines. Mais notre émancipation porte sa voix au-delà de nos origines, au-delà de nos couleurs. La France nous a émancipés et nous sommes Français.
Nous sommes Français d'origine arabe et berbère, et nous exigeons de porter nos voix sur la place publique. Nous exigeons de prendre notre part de démocratie. Nous exigeons que les médias, les mairies, les universités nous ouvrent leurs portes.
Notre souffrance dans la douleur des tueries ne peut plus être tue. Nos convictions doivent être entendues.
Nous sommes prêts à débattre, prêts à répondre aux journalistes, prêts à affronter les islamistes en face.
Au nom de tous les nôtres, jamais nous ne nous prosternerons devant l'islamisme, ce n'est pas notre religion.

Nasser Ramdane Ferradj et Kérima Mendès, portes paroles du collectif "Ils n'auront pas notre silence complice – les islamistes"

Le Huffington Post, 14 novembre 2016

04 décembre 2016

Wassma Al Agha, le bonheur de peindre


Une toile sur la Toile
- décembre 2016

Décédée prématurément en mai 2015, cette artiste irakienne aura incarné par son œuvre, riche et joyeuse, le désir de vivre d'un pays hanté pas la guerre depuis des décennies.
Pour avoir une idée de ses peintures, je vous invite à visiter cette page Facebook ; ou, mieux encore, à voir cette vidéo .

Elle fut non seulement une artiste, mais aussi une enseignante et un acteur qui porta haut les couleurs - au sens propre - des Arts, sur la scène du Moyen-Orient. Née dans une famille d'artistes, elle enseigna à l'Université de Bagdad, puis elle aura aidé à la fondation du "College of fine Arts" à Erbil, au Kurdistan irakien : voir ici une biographie (hélas en langue anglaise, car on ne trouve rien en français la concernant).

Femmes presque toujours dévoilées, danses et instruments de musique, couleurs vives, ambiance toujours apaisée ... Wassma Al Agha a incarné les rêves d'un monde arabe heureux, bien éloigné des images de désolation vues sur nos petits écrans.

J.C

02 décembre 2016

Un blog espionné ?




Je vous avais déjà parlé, il y a quelques mois, de mon grand étonnement lorsque mon compteur m'a révélé des "pics" de visites : voir mes articles du 13 mai et du 5 juin. Lorsque, en effet, on enregistre environ 3.000 visiteurs en quelques minutes, impossible de ne pas y voir la marque d'un robot espion ...

Dans quel but ? Probablement découvrir le code d'accès pour publier mes articles ... une bien étrange envie, pour un modeste blog qui comptabilise depuis des années à peu près 200 pages ouvertes par jour. Et qui, surtout, défend une ligne bien modérée sur une thématique où se déchainent tant de passions !

J'ai donc ajouté un "verrou" supplémentaire, sur lequel je n'insisterai pas, bien entendu. Là dessus, le rythme quotidien des visites s'est stabilisé à nouveau ; pour repartir à la hausse avec cette fois plus de 9.000 visites par mois. J'ai donc été y voir de plus près : et cela donne les éléments graphiques reproduits sur la copie d'écran ci-dessus. Etrange, non ?

D'un côté, on remarque que les visites sont comme "hachées", avec des pics et des creux, alternativement 30 pages ouvertes ou plus, puis quelques unes, puis on recommence, le tout ayant une allure d'électrocardiogramme. Mais surtout, d'un autre côté, on constate que le pays correspondant au plus grand nombre de "hits" est devenu curieusement les Etats-Unis, alors que mon blog est francophone ! J'ai donc la conviction que "Rencontrejudaiquesfm" est enregistré par un robot, outre-Atlantique et pour des raisons que je ne m'explique pas.

Autre anomalie constatée il y a quelques semaines et immédiatement réparée : la disparition d'un grand nombre de liens permanents, internes et externes au blog. Là aussi, l'hypothèse d'une malveillance ne peut être écartée.

Bref. Le travail d'éditeur de blog peut réserver des surprises, mais vous pouvez compter sur moi pour y faire face ! 

J.C

29 novembre 2016

L'armée syrienne est à bout de souffle et ne tient que par ses soutiens étrangers



Alep après un bombardement de l'aviation gouvernementale

Le régime syrien a atteint un niveau de «délabrement» sans précédent: c'est le constat dressé par le chercheur Tobias Schneider dans une analyse publiée au mois d'août. La plupart de ses soldats sont devenus des seigneurs de guerre vivant du racket et des trafics, ses unités d'élite sont décimées, sa capacité à mener des frappes aériennes est limitée. Les grandes offensives contre les rebelles syriens sont donc effectuées par les forces iraniennes, les milices étrangères chiites et l'armée russe. Soutenu à bout de bras par des alliés qui prennent leurs décisions entre eux, le régime Assad joue encore un rôle de symbole, mais il n'a plus les moyens d'être le «rempart contre le terrorisme» que voient en lui certains de ses soutiens.
«Depuis le début du conflit, toutes les unités de l'armée syrienne n'ont pas été engagées. Les unités sunnites ont été maintenues dans les casernes. Seules les unités d'élite ont été engagées, massivement, dès le début. Elles ont subi des pertes considérables entre 2011 et 2013. Le régime est donc en crise d'effectifs dès 2013, ce qui explique l'arrivée du Hezbollah, des milices chiites irakiennes, puis l'engagement accru de l'Iran, puis les Afghans, les Pakistanais et enfin l'intervention russe. L'aviation est entretenue par les Russes avec l'aide de l'Iran, et peut-être des pilotes étrangers. Le problème du régime, c'est qu'il n'a quasiment plus d'infanterie: toute l'infanterie est étrangère. Sans ce soutien étranger, il serait peut-être tombé dès 2013, et en tout cas son avenir aurait été beaucoup plus incertain» explique Stéphane Mantoux, agrégé d'histoire et observateur du conflit syrien sur son site Historicoblog.
Il nous a aidé à comprendre qui se battait aux côtés de l'armée d'Assad. 

L'Iran, premier soutien du régime Assad

Dès 2012, l'Iran vole au secours du régime syrien, par l'intermédiaire du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (Pasdaran), une force paramilitaire directement contrôlée par le Guide de la Révolution, le plus haut responsable politique et religieux en Iran, Ali Khamenei. Ce sont leurs forces spéciales, les forces Al-Qods qui interviennent d'abord en Syrie. A partir de 2015, l'Iran engage des unités régulières des Gardiens de la Révolution Islamique. Début 2016, Téhéran envoie pour la première fois des unités de son armée régulière. En tout, l'Iran a engagé des milliers de soldats, dont au moins 450 sont morts au champ de bataille.
«La présence de l'Iran est liée à un impératif stratégique: maintenir l'alliance qui existe de puis 1979 avec le régime syrien, qui a permis à l'Iran de bâtir des proxys à l'extérieur de son territoire, c'est à dire des groupes soutenus par lui, comme le Hezbollah au Liban. Ça leur permet de maintenir un cordon d'approvisionnement en armes et en matériel vers le Hezbollah via la Syrie, et de soutenir un allié historique dans la région», développe Stéphane Mantoux.
Le soutien de l'Iran est crucial pour le régime syrien. Il achète du pétrole et fournit des armes à Damas, assure la formation des principales milices pro-régime, et coordonne leurs efforts militaires. Téhéran aurait notamment contribué à l'entraînement d'une des brigades pro-Assad les plus importantes, Liwa Abou al-Fadhal al-Abbas, majoritairement irakienne, et des Forces de Défense Nationales, une force paramilitaire créée en 2012 par le gouvernement syrien.
 «Quand les rebelles ont percé à Alep à l'été 2016, c'est l'Iran qui a fait venir une unité d'élite du Hezbollah, la milice irakienne Harakat Hezbollah Al-Nujaba, et qui a mobilisé des miliciens afghans. Parmi les morts côté régime, il n'y avait quasiment que des étrangers: des Iraniens, des Irakiens et des Afghans», précise l'historien.

Le Hezbollah libanais: un engagement inédit

Le Hezbollah, milice islamiste chiite libanaise et proche allié de l'Iran, est présent en Syrie depuis l'automne 2012. Il s'illustre notamment en mai 2013, dans le cadre de la bataille d'Al Qusayr, près de Homs. Environ 10.000 de ses combattants auraient transité par la Syrie et plus un millier ont été tués. L'organisation cherche, tout comme l'Iran, à rallier les chiites de Syrie, via un discours qui assimile l'ensemble des rebelles syriens (sunnites) aux djihadistes de l'EI ou d'Al-Qaïda. Pour Stéphane Mantoux:
«Le Hezbollah est à un niveau d'engagement jamais vu pour lui sur un théâtre extérieur. Il est là pour préserver son corridor d'approvisionnement (en armes et en matériel) avec l'Iran par la Syrie.»

Les brigades afghanes et pakistanaises recrutées par l'Iran

Pour appuyer le régime syrien, l'Iran a supervisé la constitution d'un bataillon formé d'Afghans chiites persanophones (hazaras). La plupart sont des réfugiés installés en Iran. Dès 2013, ils sont aperçus au sein de milices pro-régime. A partir de 2014, le régime iranien promet un salaire mensuel de 500 dollars et le droit de résidence en Iran à ceux qui acceptent de combattre en Syrie. Certains sont recrutés de force. Peu après, une milice afghane pro-régime baptisée Liwa Fatemiyoun («la brigade des Fatimides») est constituée. La force Al-Qods a également recruté des Hazaras en Afghanistan, au Pakistan et en Syrie. Aujourd'hui, la brigade comptabiliserait entre 5 et 10.000 hommes.
«Les Afghans servent de 'chair à canon' , ils sont là pour faire du nombre et éviter que les troupes d'élite pro-régime (Iraniens et Hezbollah) aient trop de pertes. Il s'agit de faire des économies au niveau des troupes.»
Liwa Fatemiyoun possède son pendant pakistanais, Liwa Zainebiyoun. Cette milice se forme à partir de novembre 2014. Ce sont principalement des chiites Pakistanais vivant en Iran, recrutés dans les mêmes conditions que les Afghans. Une minorité se sont rendus directement en Syrie depuis le Pakistan, bien que l'armée iranienne décourage ce type d'initiatives. Ils sont plusieurs centaines à combattre en Syrie.

La Russie et sa logique de puissance

Les premiers indices d'un engagement russe en Syrie apparaissent en août 2015. En septembre 2015, la Russie déploie son aviation et effectue ses premières frappes. En novembre 2015, Moscou expédie des armes et du matériel (chars, missiles, véhicules...) au régime syrien, tout en déployant des conseillers militaires et des fusiliers marins. En mars 2016, Vladimir Poutine reconnaît officiellement que des troupes russes sont présentes au sol sur le théâtre syrien. En août 2016, des indices pointent vers la présence de forces spéciales russes et de mercenaires, dont la présence n'est pas officiellement reconnue par Moscou. Mais les manifestations les plus visible de l'intervention russe sont les bombardements aériens qui ont causé de nombreuses pertes civiles (estimées à environ 3500 morts), dans des conditions contraires au droit de la guerre.
A Alep, une zone densément peuplée de civils, la Russie utilise notamment des armes thermobariques, des «bunker busters» et des bombes à sous-munitions, avec des conséquences dévastatrices. Pour Stéphane Mantoux, les intérêts russes sont multiples: 
«La Russie poursuit plusieurs objectifs. Au niveau régional, elle veut maintenir son alliance historique avec le régime syrien, conserver une position stratégique au Moyen-Orient (notamment via sa base navale de Tartous) et, si possible, y accroître son influence. Sur le plan international, Vladimir Poutine ne veut pas pas réitérer l'erreur qu'il a faite avec Kadhafi en Libye: en 2011, les frappes aériennes de l'OTAN, autorisées par la Russie, avaient conduit à la chute d'un de ses alliés. Cette intervention répond également à des objectifs de politique intérieure: détourner l'attention de la mauvaise situation économique en Russie, souder la population par une intervention extérieure, soutenir les ventes d'armes et affirmer la puissance russe.»

Les milices chiites irakiennes : de la lutte contre l'armée américaine à la défense du régime syrien

A partir de 2006-2007, l'Iran forme et finance des milices et des partis politiques chiites irakiens, surnommés «groupes spéciaux». Ils sont utilisés par Téhéran comme relais d'influence en Irak. Ils combattent l'armée américaine et adhèrent (tout comme le Hezbollah) à l'idéologie du régime iranien, le Velayat-e faqih: l'établissement d'un gouvernement islamique chiite dirigé par un guide suprême religieux. Parmi les les plus impliquées en Syrie, on peut citer l'organisation Badr, Asa'ib Ahl al-Haq, Kata'ib Hezbollah et bien d'autres. A partir de 2013, ces milices ont envoyé des milliers d'hommes combattre en Syrie aux côtés du régime Assad, soit sous leur propres couleurs, soit au sein de groupes «paravents» créés spécialement pour l'occasion, comme Liwa Abou Fadl al-Abbas ou Harakat Hezbollah al-Nujaba (qui s'est depuis émancipé).
Pour mobiliser les combattants, ces groupes armés ont mis en avant la défense des lieux saints chiites en Syrie. Le principal est le mausolée de Zeinab: situé à Sayyida Zeinab, dans la banlieue sud de Damas, c'est un haut lieu de pèlerinage pour les chiites. 
Mais ce discours s'est progressivement durci: défense de l'ensemble des lieux saints chiites, puis défense de tous les chiites face aux sunnites (ce que des chercheurs comme Phillip Smyth appellent «pan-chiisme»). Par ailleurs, les milices chiites irakiennes reprennent les éléments de propagande du régime syrien et de ses alliés. Les rebelles syriens opposés à Bachar el-Assad, sont dépeints comme uniformément djihadistes. Le conflit est parfois présenté comme un complot occidental conçu pour déstabiliser le gouvernement syrien avec l'aide d'al-Qaïda et de l'EI. Enfin, les milices se revendiquent d'un «axe de résistance» incluant l'Iran et le régime syrien, opposé aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés.

Mise à jour: Plusieurs groupes armés irakiens combattant pour Assad en Syrie affrontent également l'EI en Irak. Le 13 juin 2014, face aux avancées de l'organisation terroriste en Irak, l'ayatollah Ali al-Sistani appelle à la mobilisation des chiites. Deux jours plus tard, le gouvernement irakien met en place les «Unités de Mobilisation Populaire» (Hachd al-Chaabi) une force paramilitaire composée de milices, majoritairement chiites, pour combattre l'organisation djihadiste. Les Hachd al-Chaabi participent actuellement à la bataille de Mossoul. La brutalité des milices chiites (et parfois de l'armée) envers les civils sunnites préoccupe vivement les organisations de défense des droits de l'homme.

Antoine Hasday

Slate.fr, le 21 octobre 2016

Nota de Jean Corcos :

L'actualité va très vite, et en Syrie peut-être encore plus. Cet article date de quelques semaines, et ces derniers jours on annonce d'importants succès de l'armée gouvernementale à Alep. Mais ceci n'enlève rien à la véracité des éléments exposés ci-dessus : c'est grâce aux aides étrangères que le régime est en passe de gagner cette guerre.